Toulousaine d'adoption, je m'attache de plus en plus à cette ville et à cette région. Mais, à mon grand désespoir, à Toulouse, l'hiver rime souvent avec humidité et grisaille, voire même, comble de l'horreur, brouillard. Je regrette pour ça les hivers passés en Auvergne, qui sont certes très froids mais généralement assez ensoleillés.

Car rien de tel quand il fait beau de sortir, quand un froid sec vous fouette le sang. (et qu'un bon goûter accompagné d'un thé bien chaud vous attend au retour de la balade, évidemment)

Mais cela n'est pas toujours possible et, faute de soleil, je dépéris. (le premier qui me traite de plante verte sera puni). Les années fastes, j'ai trouvé la parade en m'envolant pour des destinations dépaysantes et ensoleillées, mais ça n'est pas toujours possible, ni à la portée de toutes les bourses.

Une solution existe pourtant, j'ai nommé :

luminothérapie

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La luminothérapie : une alternative à l'hibernation ?

Également appelée la photothérapie, la luminothérapie est un traitement par la lumière.

La lumière joue trois rôles essentiels pour notre organismes :

  • elle bloque la sécrétion de mélatonine pour nous maintenir en éveil.
  • elle régule notre horloge biologique et améliore ainsi nos rythmes de veille/sommeil.
  • elle augmente le niveau de sérotonine (neurotransmetteur) qui a un effet antidépresseur et régulateur de l’appétit.

L´insuffisance de luminosité provoque une sécrétion de mélatonine en trop grande quantité. En hiver, où l'intensité lumineuse est basse, nous sécrétons une quantité trop importante de mélatonine, d'où nos besoins de sommeil. Et, comme notre rythme de vie ne nous permet pas d'hiberner, nous ressentons des baisses de régime et une envie naturelle de produits plus gras et plus sucrés en période hivernale. (« Quoi ? Encore une raclette ? » « C'est pas ma faute, c'est la mélatonine ! »)

La luminothérapie : à quoi ça sert ?

C’est en 1984 que la luminothérapie est mise en pratique pour soigner des personnes confrontées à des dépressions saisonnières, c’est-à-dire des états de dépression qui apparaissent plutôt en automne et en hiver, lorsque les journées raccourcissent et sont moins lumineuses.

La luminothérapie permet de lutter contre la dépression passagère de l’hiver, mais a trouvé aussi de nombreuses applications pour les dépressions longues durées, les troubles du sommeil, le baby-blues, les troubles du comportement alimentaire, le décalage horaire...

La luminothérapie est aussi très utilisée pour les personnes qui travaillent de nuit ou sous éclairage artificiel sans lumière du jour.

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La luminothérapie : comment ça marche ?

La luminothérapie va compenser un manque de lumière et permet de retrouver la vitalité en bloquant la mélatonine (hormone somnifère nocturne) qui est sécrétée anormalement dans la journée.

Ce traitement consiste en une exposition quotidienne face à une lampe de luminothérapie médicale, qui agira sur la régulation de la mélatonine.

Dans le cas du blues hivernal, il suffit de s´exposer chaque matin devant la lampe pendant au moins une demi-heure. On peut tout à fait faire autre chose en même temps. Sauf dormir, l'idée c'est d'avoir les yeux ouverts pour que les rayons lumineux arrivent jusqu'à l’œil et atteignent la rétine.

La séance peut se dérouler dans un hôpital, mais : bonne nouvelle ! Il est tout à fait possible d'acheter sa propre lampe pour en profiter chez soi (ou pourquoi pas ? au travail).

La luminothérapie ragaillardit et agit rapidement sur la qualité du sommeil. Un mieux-être est généralement constaté au bout d'une dizaine de jours.

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En fin de compte, il n'y a là rien de très révolutionnaire, l'idée de départ est toute simple, et c'est à se demander pourquoi cela n'est pas connu davantage. Mais quand on n'a pas la possibilité de s'écouter et de se mettre au ralenti l'hiver – d'hiberner en somme – la luminothérapie peut offrir une aide efficace pour résister à la morosité et à la grisaille !